Jean-Claude Tribolet et Raquel Diet lors de l'entretien à l'école.
Jean-Claude Tribolet et Raquel Diet lors de l'entretien à l'école.

Jean-Claude Tribolet : “Sans doute, la culture a été un des domaines les plus frappés par la crise sanitaire”

Jean-Claude Tribolet nous reçoit à l’ambassade de France en Andorre pour parler de la Saison culturelle, une des plus importantes manifestations culturelles dans le  pays avec des activités pour tous les publics. Une proposition qui regroupe  tradition, modernité et beaucoup de disciplines.

Auteur: Raquel Diet, élève de deuxième année de baccalauréat (Terminale) qui dédie son PAS à la diffusion de la Saison culturelle.

Qu’est-ce que vous préférez de vivre en Andorre?

La nature et pouvoir faire des randonnées dans les Pyrénées.

Que pensez-vous de la vie en Andorre?

Liée à la question précédente, je trouve que les andorrans ont la chance de vivre près de la nature. Ici on est réveillé par le chant des oiseaux, ce que pour moi est la définition du bonheur.

Avez-vous remarqué une grande différence entre la France et l’Andorre?

Pour moi il y a une grande différence entre la France et l’Andorre, pour moi qui ne vient pas du sud de la France, je suis assez éloigné de la façon dont on parle le français en Andorre. Cette différence n’est pas si remarquable avec le sud de la France.

Croyez-vous qu’il existe un fort lien entre la France et l’Andorre?

Il existe un lien très important, sur la base d’un lien historique et aussi dû à la proximité géographique. Actuellement, ce lien se caractérise par la relation amicale entre les deux pays.

Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour renforcer ce lien?

C’est vrai que le nombre de français en Andorre a eu tendance à diminuer pendant ces dernières années. Pour renforcer ce lien il faut que la langue française soit plus pratiquée. Il faut trouver des solutions pour renforcer la présence du français dans le lycée andorran.

Sur quels aspects culturels croyez-vous qu’il existe un fort lien entre la France et l’Andorre?

C’est une question difficile, parce que chaque personne a ses goûts. Nous en tout cas on essaye avec l’équipe de l’ambassade d’être présents dans tous les domaines (musique, comédie, théâtre, etc…). On essaye d’arriver à tout type de public. Aussi renforcer la coopération entre le système scolaire français et le système andorran pour faire venir des auteurs.

Croyez-vous que ce lien est assez visible?

Malheureusement, on voit qu’il n’est pas assez visible, c’est notamment liée au fait que par exemple dans les médias, un grand nombre de journalistes ne parle pas français. De ce point de vue là, il n’y a pas suffisamment de gens qui ont la compétence linguistique pour s’intéresser, car beaucoup de choses passent par la langue et à partir de cela, je trouve qu’on a un grand effort à faire dans les médias.

Croyez-vous qu’en Andorre, la culture française est moins présente que d’autres cultures étrangères?

Je crois que oui, la culture espagnole est notamment plus présente et il y a aussi une très grande communauté d’origine portugaise. Le français est présent par une proximité géographique et par un lien institutionnel avec le coprince français, mais on n’est pas dans un terrain ou le français a une place qui était celle d’avant. Il faut développer des initiatives pour qu’il soit tout à fait plus présent.

Comment croyez-vous que pourrait-on arriver à faire connaître la culture française à la société andorrane?

En étant davantage présent dans des domaines culturels. Et aussi en travaillant avec les institutions andorranes et avec des associations qui agissent dans le domaine culturel pour essayer de se faire connaître et d’attirer un public aux représentations organisées. Et aussi en étant davantage présent dans les médias.

Croyez-vous qu’il serait important de renforcer le lien entre l’école andorrane et l’école française?

Il serait important d’avoir davantage de contact entre les deux écoles. Aussi, il est important de faire connaître aux élèves du système scolaire andorran les options d’études supérieures présentes dans le territoire français.

Comment est née l’idée de faire la Saison Culturelle?

C’est assez classique pour les ambassades françaises à l’étranger, l’idée est d’être présent tout au long de l’année à travers de manifestations culturelles. Ce qui est important est que cette saison culturelle est organisée avec des partenaires andorrans.

Croyez-vous qu’avec la crise sanitaire du COVID-19 il a été plus compliqué de promouvoir la culture?

Oui, en France par exemple, les salles de cinéma ou de théâtre ont été fermées pendant longtemps. Ici en Andorre, mis à part le premier confinement, il a été possible d’organiser des manifestations culturelles. Sans doute, la culture a été un des domaines les plus frappés par la crise sanitaire, ce qui fait que la coopération culturelle franco andorrane ait souffert aussi.

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